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ACTES DU COLLOQUE

publiés prochainement

Voir la rubrique VIDÉOS (cliquez ci-dessus)

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

sous le haut patronage de

  

et de

l'UNESCO

  

COLLOQUE INTERNATIONAL

  

LE COLLOQUE

 « Je repense à cet autre maître des sens, à ce régent du langage, Saint John Perse, (…) je me répète ce qu’il chante, à la fin d’Anabase :

Mais de mon frère le poète on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance… 

Toujours j’ai penché, contre toute vraisemblance, contre toute nécessité, à rapprocher Césaire d’une telle évocation. C’était pour moi le rêve neuf d’une fusion de poésies conniventes. La recherche inquiète de ce point où le rite élève à la souffrance et le Mythe se pare de la beauté crépue têtue du Jour »


            « Le poète lève, il soulève avec lui le monde. »

« L’être menacé qui s’aventure et se joue au drame du monde, celui-là est notre être. Comme le vœu de totalité est impossible ! Nécessaire, et illusoire. Il entend forcer l’homme (le poète) à veiller lucide, attentif, sélectif, sur tous les fronts à la fois.  Sans oublier que tout idéalisme par toute brèche à tout coup irrue. Le vœu de terre n’est pas la terre ; le « contact » est souvent leurre, dont on forclorait aisément les fructueuses conséquences pour s’éprendre à l’absolu désespéré de sa fascination. Ici encore, incarner le relatif.

 De l’Un à l’univers, la relation (la route) sinue s’il se trouve, malaisée ou incertaine, aux non globales, non absolues pratiques qui sèment l’espace, du Divers au commun.

L’absolu (comme c’est toujours) se groupera plus loin. »

           (Edouard Glissant, L’Intention poétique).

     INSTITUT DU TOUT-MONDE


        Poursuivre la route…













La réalisation de ce grand colloque est l’occasion pour l'Institut du Tout Monde de reprendre son élan, de poursuivre la route ensemble, compagnons et amis, sur les traces fécondes qu’Edouard Glissant a laissées pour nous. L’institut inaugure aujourd’hui ce qui s’annonce déjà comme un véritable événement où sont convoqués trois grandes présences poétiques, trois veilleurs fondamentaux de la littérature et de la poésie qui ont su porter haut, chacun à leur manière, l’éclat, l’identité et l’écho des Antilles tout autant que les traverses lumineuses de nos humanités, des marges de l’Un à celles de l’univers.

 

 L’Institut du Tout-monde est d’abord un lieu qu’Edouard Glissant créait en 2006 à partir d’une esthétique et d’une pensée, d’une intention poétique, celle qui avait traversé son œuvre et constituait la trame fondamentale de ses engagements. L’ITM est ainsi devenu peu à peu un lieu rhizome de Relation et d’échanges, une plate-forme où se rencontrent les imaginaires et les écritures du monde, un espace où se dit la créolisation, un observatoire des pas imprévisibles de la mondialité, de ses accidents,  et des incidences multiples et inattendues des métamorphoses du vivant et des utopies des humanités contemporaines.

 L’Institut  a mis en place des ateliers et des séminaires, un musée nomade des arts des Amériques, des rencontres poétiques et des « archipels baroques »,  un prix littéraire  - le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-monde -, des groupes de recherches qui travaillent sur les routes qui relient, relayent, relatent les espaces des pensées et du tremblement du monde.


C’est par un de ces tremblements que débuteront ces rencontres avec la célébration du Premier Congrès des écrivains et artistes noirs en 1956 avec les figures de proue de la négritude :


« Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, l’Afrique des origines et l’Afrique de la diaspora, s’étaient trouvés aux mêmes lieux d’études et de savoir, et dès 1938 ils avaient l’un et l’autre, par des poétiques différentes, souligné l’élan de la négritude. Mais il semblait que jusqu’à cette année 1956 l’écho d’une telle révolution de la pensée et de la sensibilité ne se fût pas répandu, comme s’il n’avait pas même été entendu. (…). Le Congrès de 1956 a semblé rayonner d’une spiritualité toute nouvelle, mais qui a présagé pourtant les dures luttes de décolonisation qui ont suivi. » 

    (Edouard Glissant, Philosophie de la Relation)


Accueillies dans trois grands lieux de culture et de connaissance, ces trois journées se poursuivront sous le signe de la fraternité et de la connivence poétique de trois paroles qui ont d’abord fréquenté ensemble « la profération d’une éclatante louange » du monde.


Il nous faut citer de nouveau Edouard Glissant dans La Cohée du Lamentin (son lieu de jeunesse), et ses évocations fraternelles en poésie pour Aimé Césaire et Saint John Perse :









                                                                                                                                                                                                                

                                                                                                                                                                        


                                                                                                                                                            Sylvie Glissant


                                                                                                                                                            Directrice de l’Institut du Tout-Monde

                                                                                                                                                            www.tout-monde.com

  

Site de l'Institut

du Tout-Monde


Tout-Monde.com

Saint-John Perse

Le poète

aux masques


Sjperse.org

EDOUARD

GLISSANT

Une pensée

archipélique


Edouard Glissant.fr

Saint-John Perse, Aimé Césaire,

Édouard Glissant : Regards croisés

La date d’ouverture du colloque, le 19 septembre, coïncidait avec la date anniversaire du Congrès des Ecrivains et Artistes noirs de 1956. Au frontispice de nos travaux, nous nous devions de commémorer cet événement majeur dont Césaire et Glissant furent des acteurs essentiels et qui marqua les consciences pour longtemps.

Le colloque a mis en regard de manière inédite les œuvres de Saint-John Perse, Césaire et Glissant. Le déroulement prévu pour les séances durant les trois journées d’études a décliné la perspective comparatiste choisie comme mode d’appréhension des œuvres : décryptage des implications éthiques, confrontation à la richesse des entrelacs de trois visions du monde (de l’universalisme persien et césairien à la Relation glissantienne), herméneutique d’une mise en dialogue intertextuelle, puis considérations esthétiques.

Notre colloque s’achèvait le 21 septembre, autre date anniversaire importante, celle de la naissance d’Edouard Glissant. En guise d’hommage aux trois poètes, nous avions prévu de clôturer ces journées par une grande soirée poétique au New Morning, une « Traversée des archipels de la parole » qui célébrera la poésie et son incandescence.


                                                                                                                                                Loïc Céry

                                                                                                                                                Directeur de l'IFUPE

                                                                                                                                                www.ifupe.fr

                                                                                                                                                La nouvelle anabase

                                                                                                                                                www.sjperse.org

                                                                                                                                                www.edouardglissant.fr

COMITÉ SCIENTIFIQUE :


            - Bernadette Cailler (Prof. émérite, Université de Floride, Etats-Unis)

            - Samia Kassab-Charfi (Université de Tunis)

            - Patrick Chamoiseau

            - Ernest Pépin

            - Pierre Brunel (Institut universitaire, Paris IV-Sorbonne)

            - Loïc Céry (Dir. IFUPE, Paris).

  

Sous la direction de Loïc Céry

UNESCO / Bibliothèque nationale de France / Maison

de l’Amérique latine – Paris, du 19 au 21 septembre 2012

  

Ce colloque international qui s'est tenu à Paris du 19 au 21 septembre 2012 à l'instigation de l'Institut du Tout-Monde sous le haut patronage du Président de la République et de l'UNESCO, avait pour objet une approche comparatiste des oeuvres de Saint-John Perse, Césaire et Glissant : une appréhension des "regards croisés" liant ces trois figures tutélaires de la littérature du XXe siècle. Une mise en regard de paroles poétiques ayant essaimé en "rhizomes" de visions anticipatrices du monde. L'émission de ces voix singulières au coeur de notre modernité se devait de mobiliser aujourd'hui un renouvellement des lectures, soucieuses des pluralités comme des conjonctions de poétiques qui ont visé haut dans la reformulation de l'humanisme contemporain. Le colloque a été l'occasion de se confronter à cette étude comparatiste, ouverte sur les ferments incandescents et les entrelacs féconds.


  

ARGUMENTAIRE


Lire dans l’imprévisible, c’est aussi le privilège du commentaire dévolu aux œuvres que l’on sait inépuisables, parce qu’elles disent le monde, y compris au regard des reflets les plus aigus de nos horizons. Saint-John Perse, Aimé Césaire, Édouard Glissant : trois sommets de la littérature et, à ce titre, trois totems qu’il a été longtemps interdit d’approcher autrement que dans les désinences de l’éloge et de l’hagiographie, avant qu’intervienne l’ère des évaluations critiques et des lectures renouvelées. À rebours d’une certaine tradition critique qui, comme y invite l’étymologie même du terme, a tendance à séparer pour clarifier, ce colloque international mobilisera des lectures croisées, le creuset de co-interprétations dynamiques et les mises en regard fécondantes.

Des œuvres littéraires d’une telle ampleur, d’un tel aloi, doivent être lues avec autant d’audacieuse irrévérence que de respect tremblant : elles portent en elles un infini de lectures possibles et d’échos inouïs, qu’il nous importe d’entendre. Selon des modalités singulières et tout à fait assumées, ces trois immenses poètes ont donné leurs visions du monde, d’un monde vibrant d’identités diverses, d’obscurités incommensurables et de désirs immenses. Désirs de conquêtes, de reconquêtes, d’abandons, de rencontres, de renaissances et de découvertes qu’il nous appartient de dire, de relier et de relayer. L’œuvre a sa propre efficace et porte en puissance d’autres actions sur le monde, par les imaginaires poreux à son écho. Les communications s’attacheront à relier (sans les réduire dans cette comparaison) Saint-John Perse, Aimé Césaire et Édouard Glissant  et à prolonger les questionnements sous-tendant ces trois œuvres en montrant l’actuelle pertinence de leurs propositions en littérature, philosophie, art… Une attention toute particulière sera portée aux formes, aux effets et aux sens de ces trois œuvres qui nous devancent et qui attendent nos relectures.




AXES D’ÉTUDES ET DÉROULEMENT

  

PRÉSENTATION

Rubrique mise en ligne conjointement sur les sites Edouard Glissant.fr, Sjperse.org et Tout-Monde.com.


  

© 2012 Colloque international "Saint-John Perse,

Aimé Césaire, Edouard Glissant : Regards croisés"

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